Lundi 8 octobre 1 08 /10 /Oct 09:36

Au cours des dernières années  les changements, dans le monde n’ont jamais été aussi nombreux.

Et ils s’accélèrent chaque jour.

Cela a un impact sur notre façon de percevoir notre vie et sur les relations sociales.

 

L’augmentation du niveau d’instruction, la qualité et la rapidité de l’information, les débordements de l’ancien système et la crise qui s’en suit ont profondément modifié la vision du monde des nouvelles générations, mais aussi d’une part non négligeable des anciennes.

La plupart des croyances sur la motivation en entreprise sont obsolètes. Motivation.jpg

 

En particulier, nous pouvons observer  les changements suivants :

 

  • ·         Les nouvelles générations, celles d’après 1992, ont plus confiance en elles-mêmes que leurs ainées. Elles sont naturellement connectées et échangent beaucoup d’informations.
    Ayant toujours vécu dans un univers mondialisé et en pleine évolution, elles vivent facilement le changement.
    Le travail n’est pas leur seul but, elles veulent vivre et profiter de tout ce que leur offre le monde. Elles ne sont pas prêtes à s’impliquer aveuglément dans le travail, en espérant des promotions qui sont devenues rares. Elles préfèrent changer d’employeur et les meilleurs sont les plus rapides dans cet exercice.
    Elles vivent à court terme et dans l’anxiété.
  • ·         La « carotte et le bâton » n’ont plus d’effet sur la plupart des salariés.  Ils ne croient plus à la carotte et lorsqu’ils aperçoivent un bâton, ils changent d’entreprise. L’argent n’est plus (l’a-t-il jamais été ?) un élément clé de la motivation.
    Ils cherchent avant tout du sens, de l’autonomie et du développement personnel.
    L’aspiration à plus de justice sociale se développe.
  • ·         25% des employés restent moins d’un an dans leur poste, 50% moins de 5 ans
    50% des nouveaux diplômés sont sans travail ou vivent de « petits boulots »
  • ·         La connaissance se renouvelle de plus en plus rapidement. Le volume des connaissances technologiques est multiplié par 2 tous les 2 ans. Les connaissances d’un expert sont obsolètes au bout de 2 ans. 5 des 10 métiers les plus demandés aujourd’hui n’existaient pas en 2002

 

 

Dans ce contexte, les entreprises continuant à utiliser les mêmes techniques de motivation, la démotivation ne fait que croitre. 65% des managers estiment que leur équipe n’est pas motivée.

La motivation en entreprise n’a jamais été aussi faible.

 

Les principales croyances erronées en entreprises en matière de motivation sont les suivantes :

 

  • ·         Les collaborateurs savent précisément ce qui les motive.
    La motivation n’est pas, en général, un phénomène conscient. La partie logique de notre cerveau se trouve dans l’hémisphère gauche et la partie intuitive se trouve dans l’hémisphère droit. La motivation est intuitive, elle est difficile à expliquer. Cela se passe « dans les tripes ». C’est plus en observant un collaborateur qu’en lui posant la question « Qu’est ce qui te motive ? » qu’il est possible de découvrir ses moteurs
  • ·         La réussite d’un collaborateur est essentiellement due à ses compétences.
    Aux USA le premier critère de recrutement est l’intérêt porté à la tâche. Chez Apple, c’est l’amour du produit. Aujourd’hui, les compétences sont rapidement obsolètes, pour réussir un collaborateur doit avant tout avoir envie d’apprendre et de participer au développement du produit ou des services
  • ·         Les facteurs de motivation sont les mêmes pour tous les collaborateurs.
     Il y a effectivement des facteurs communs, mais aussi, et surtout, des facteurs individuels
  • ·         L’argent est la principale motivation des collaborateurs.
    Or même pour la plupart des vendeurs, quoiqu’ils en disent, l’argent n’est pas la motivation principale. La motivation est un phénomène inconscient issu de l’hémisphère droit du cerveau. En particulier, l’argent ne motive pas pour la créativité et les tâches complexes qui sont essentielles aujourd’hui
  • ·         Les enquêtes de satisfaction donnent une bonne image du niveau de satisfaction des collaborateurs.
     Les réponses aux enquêtes ne sont pas toujours fiables. De plus la motivation et la satisfaction sont des sentiments très différents. Il est fréquent d’être satisfait et peu motivé. La satisfaction ne donne pas souvent envie d’agir.

 

 

Aux USA, une enquête Gallup, montre que la démotivation coute 370 milliard de dollars par an (maladie, accident, …)

Jack Welch, le président de General Electric, a déclaré : « N'importe quelle entreprise qui se veut concurrentielle... doit trouver un moyen de motiver chacun de ses employés ». Ceci  est particulièrement vrai dans les industries de services où presque toute la valeur de l'entreprise est liée à la qualité de la relation de chacun des collaborateurs à ses clients. Mais une entreprise industrielle a peu de chance de produire des produits de qualité sans l'engagement et la motivation de ses collaborateurs.

Par Olivier
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