Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 12:44

 

Entre le collaborateur en rebellion et le "fanatique", j'ai défini cinq niveaux de motivation qui vous permettront de mieux situer votre équipe.

Dans toutes les organisations, la motivation est un thème récurrent, mais d'une imprécision remarquable. La motivation peut venir de différentes sources, avouables ou inavouables, comme la peur, l'argent, le pouvoir, un idéal... Elle varie en intensité selon les individus, le contexte ou le temps. Entre celui qui nuit volontairement à son entreprise et celui qui s'y consacre "corps et âme" apparaît un espace immense et vierge.

C'est précisément dans cet espace que les managers ont à évaluer leurs collaborateurs, lors des entretiens annuels par exemple. Il m'est apparu utile de créer un outil pour aider les managers à être plus précis et, peut-être, plus objectifs dans ce domaine. Le but de cet outil n'est pas de cataloguer ou de classer les différents collaborateurs et leur motivation, ni de fournir un outil de notation. La motivation est un domaine bien trop intime, bien trop changeant et dépendant du contexte de chacun pour cela.

L'échelle de la motivation (Olivier Carré, Activation, Conseil

Niveau de motivation


1- Fanatique

Sa mission est plus importante que lui-même. Passe ses nuits et ses week-end au travail
Il y a de risques pour la personne et son environnement. Durée dans le temps aléatoire

2- Impliqué
Agit de façon autonome, en cherchant à toujours améliorer les processus ou les relations
Attitude " idéale "

3- Motivé

Agit de façon autonome, en faisant ce qu'il faut pour que "cela marche"
Attitude acceptable, mais parfois insuffisante pour certains postes

4- Stimulé
Agit sous stimuli extérieur, récompense ou risque de punition
Attitude "courante", qui devrait rester transitoire. Risques d'épuisement du manager

5- En survie

Fait le minimum pour éviter les ennuis, quoiqu'il arrive

6- Démotivé
Ne fait rien, quoiqu'il arrive. Est contagieux. A traiter rapidement

7- En rébellion

Cherche à nuire à l'organisation. A traiter rapidement


Cette grille a pour objectif d'aider les managers à réfléchir en profondeur sur la motivation de leurs collaborateurs : quel est son niveau de motivation en ce moment ? Cette année ? Sur quels comportements observables je m'appuie pour dire cela ? Qu'a-t-il dit ? Qu'a-t-il fait ?

Elle a aussi pour objectif de les aider à établir un dialogue constructif, sur des bases factuelles et un vocabulaire commun : que pense-t-il du niveau de motivation où je le situe ? Sur quoi s'appuie-t-il pour dire cela ? De quoi a-t-il besoin pour être plus motivé ou pour modifier les comportements qui me font penser qu'il ne l'est pas ?


L'outil peut aussi être utilisé pour réfléchir à sa propre motivation et à ses propres besoins.

Par Olivier
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 19:11

Souvent, les actions de Team Building se termine sur de « bonnes résolutions », comme par exemple : « se parler plus franchement », « mieux préparer nos réunions », « écouter les idées des autres », …

 

Il arrive que ces bonnes résolutions tombent rapidement dans l’oubli, sous la pression des évènements et faute d’un suivi ou d’un rappel régulier.

 

E-coach permet de transformer ces « bonnes résolutions » en  « bonnes pratique » et d’effectuer ce rappel régulier, sans que le leader de l’équipe n’ait à s’en occuper.

 

Une bonne pratique, format E-Coach,  est un mail qui explique en une phrase les bénéfices de la bonne pratique, clarifie en 3 phrases les actions clef pour la réaliser et  illustre la « bonne pratique avec une photo ou un dessin humoristique.
 Il faut moins de 2 minutes pour lire ce mail, se rappeler les bonnes résolutions, voir les actions à mettre en œuvre, et avoir envie de le faire.

 

Ensuite, E-Coach (un ordinateur) envoie une bonne pratique une fois ou deux dans la semaine à chaque participant et en fin de semaine un questionnaire de bilan qui lui permet de mesurer ses progrès et les bénéfices qu’il en tire, lui et le reste de l’équipe.

Une autre bonne pratique peut être envoyée la semaine ou la quinzaine suivante. Les bonnes pratiques peuvent aussi être connectées à des évènements particuliers comme la réunion mensuelle, les entretiens annuels, une convention, ….

Par Olivier
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 15:36

«  Le moteur d’une entreprise, c’est la motivation des équipes. Avec elle tout devient possible.

A l’inverse, une stratégie si brillante soit elle ne vaut rien si l’ensemble des employés n’est pas mobilisé pour l’appliquer avec rigueur. »  (Carlos Ghosn)

 

Comment enclencher la motivation des équipes, impliquer chacun dans la réussite de l’entreprise et de ses évolutions ?

Si cela n’est pas, si chacun ne met pas toute son énergie à surmonter immédiatement les obstacles quotidiens qui surgissent inévitablement et à tout les niveaux de l’entreprise dans un nouveau projet, quelle sont les chances de réussite du projet ? Combien de temps va être gaspillé ?

Que va t’il se passer si un pourcentage non négligeable de collaborateurs restent passifs, voire saboteurs ?

 

Pour s’impliquer totalement un collaborateur doit avoir une vision claire et juste du projet.

Cela demande un effort important de la part des concepteurs pour clarifier le projet, le détailler et le traduire dans un langage et une forme de communication accessibles à tous. Cela leur demande aussi d’accepter les remarques, critiques, objections et colères en tous genres et de savoir répondre clairement aux questions.

Tout changement important qui remet en questions des habitudes ou des avantages « acquis » crée

une réaction de rejet chez certains collaborateur. Il y a un deuil à faire. Plus la position des dirigeant

sera claire et ferme, tout en maintenant le dialogue et la négociation sur ce qui reste négociable, plus ce deuil sera rapide.

 

L’autre accélérateur sera d’associer, dès que possible, les collaborateurs à la mise en place effective des changements qui les concernent directement. Devenir un moteur du changement fait tomber les dernières résistances. Lors de changements importants, les collaborateurs ont le sentiment de perdre du pouvoir sur leur environnement, qu’il s’agisse de petits avantages matériels, de compétences ou d’organisation du travail. Leur déléguer la mise en place du changement dans leur activité de tous les jours leur redonne de l’importance et du pouvoir et donc de la motivation et le désir de voir le nouveau projet aboutir.

Cette phase d’association ne peut avoir lieu qu’après la réaction de rejet initiale et les réponse apportée par la direction. Sa réussite dépend de la clarté et de la justesse de la vision de chaque collaborateur sur son rôle et les objectifs et contraintes du projet.

 

Ensuite les collaborateurs ont besoin de retrouver le sentiment d’être compétent et de développer leurs compétences dans leur nouvelle position. Leur hiérarchie directe doit être disponible et les aider au quotidien. Les managers deviennent coachs. Eux aussi doivent être aidé en recevant les formations techniques et humaines dont il auront besoin pour accompagner leur équipe dans l’évolution de ses compétences et aussi pour mieux travailler ensemble ou résoudre les conflits. Le coaching ne s’improvise pas. Il demande un travail sur les outils, mais aussi, souvent, un travail sur soi.

Par Olivier
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 08:47

Au cours de l’histoire, dans le monde, les sociétés n’ont pas toujours valorisé le travail comme nous le faisons aujourd’hui.

L’importance accordée à la motivation au travail est intimement lié à notre civilisation. Cette question ne se posait pas pour les citoyens romains ou les seigneurs médiévaux qui pratiquaient l’esclavage. C’est un phénomène économique et culturel. Comme tout ce qui est lié à la culture, la motivation au travail a besoin de valeurs fortes, d’exemples, de totems et de tabous.

Il existe aussi des techniques pour la développer sur le terrain. Depuis le début de la société industrielle beaucoup de recherche ont été menées pour savoir comment améliorer la motivation des collaborateurs.

Le Leadership (ou management) situationnel, créé par Hersey et Blanchard est une des techniques les plus enseignée aujourd’hui.

Ils ont identifié 4 comportements type pour les leaders, les styles. Les 4 styles sont : Directif, Persuasif, Participatif et Délégatif. Chacun de ces styles correspond à un niveau d’autonomie du collaborateur. Face à un collaborateur peu compétent et peu motivé, le leader sera directif ; Si le collaborateur est motivé et peu compétent, il sera persuasif ; Si le collaborateur est peu motivé et compétent, il sera participatif ; Enfin, si le collaborateur est motivé et compétent, il sera délégatif.

 

Le Leadership Situationnel a l’immense avantage d’aider les leaders à individualiser leur façon de diriger. Cela leur permet de développer leur écoute, de s’intéresser plus à chaque collaborateur, à ses points forts, ses points faibles et ses possibilités. Il les aide aussi à développer leur flexibilité comportementale, à savoir se comporter différemment en fonction du type de collaborateur auquel ils s’adressent pour être plus efficace.

 

Il a cependant les inconvénients suivants :

  1. Les distinctions entre associatif et participatif, et entre participatif et délégatif ne sont pas très claires, ni très évidentes à manipuler sur le terrain.
  2. Dans la vie quotidienne, il est difficile de gérer quatre types de comportement différents. Le cerveau humain fonctionne plus facilement avec 2 ou 3 choix.
  3. La progression imaginée pour le développement des collaborateurs n’est pas toujours cohérente avec la réalité. Le Leadership Situationnel postule que les collaborateurs évoluent selon le schéma suivant : peu motivé/peu compétent, puis motivé/peu compétent, puis peu motivé/compétent et enfin motivé/compétent. Dans la réalité, les cas sont multiples, mais compétence et motivation ont tendance à se développer de concert.
  4. Le Leadership Situationnel n’intègre pas les récentes évolutions, en particulier le coaching.

 

Pour ces raisons nous proposons un modèle plus simple, bien que parfaitement en accord avec les grands principes du leadership situationnel, comme d’ailleurs avec l’ensemble des modèles existants (Hertzberg, Drucker, …) dont il se veut la synthèse pratique.

 

Les 4 styles sont remplacés par 3 actions fondamentales pour motiver durablement ses collaborateurs vers les objectifs de l’équipe : Clarifier, Associer et Coacher

Ces 3 actions couvrent un champ plus vaste car elles intègrent l’aspect « Communicateur » du leader, en particulier dans la clarification, et également son rôle de coach, incontournable aujourd’hui.

Par ailleurs, le modèle CAC présuppose que l’évolution des collaborateurs se fait, en général, selon le schéma : « peu motivé/peu compétent – motivé/compétent – très motivé/très compétent », qui nous semble être plus proche de la réalité.

Les actions à mener par les leaders sont : Clarifier pour peu motivé/peu compétent ; Associer pour motivé/compétent et Coacher pour très motivé/très compétent.


Clarifier signifie expliquer clairement les règles de fonctionnement, les tâches et les objectifs. Cette action peut se concrétiser par un plan d’action écrit pour les collaborateurs très peu motivé et par des actions de formation ou de tutorat pour les collaborateurs très peu compétents. Elle permet de créer un espace de sécurité, base de toute motivation. L'objectif est de rendre le collaborateur "motivé/compétent".

Associer signifie donner des objectifs et définir la façon de les atteindre avec ses collaborateurs. Cette action fait appel à l’intelligence, la créativité et aux compétences du collaborateur. Elle lui donne de l’importance qui est un moteur essentiel de la motivation. L'objectif est de rendre le collaborateur "très motivé/très compétent".

Coacher signifie donner des objectifs ou confier des missions, puis rester en position de personne-ressource, consultable en cas de besoin, en laissant le collaborateur décider et agir seul. Cette action permet d’aider le collaborateur à développer son autonomie, et donc sa motivation et ses compétences dans la durée.

 

Les managers et leaders à qui nous avons enseigné ou présenté cette méthode la trouvent simple à utiliser sur le terrain (seulement 3 choix possible) et efficace.

 

 

Par Olivier
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 10:15

 

La communication est le socle de toute civilisation. Un ensemble d’êtres humains ne peut fonctionner et survivre que si ses membres peuvent échanger entre eux.


Or la communication telle que nous la vivons aujourd’hui est très imparfaite. Les messages sont déformés, les individus ont le sentiment de ne pas être ni écouté, ni compris.

Chacun d’entre nous a le sentiment d’être la personne la plus importante au monde. « Parlez moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse ».  Chacun d’entre nous est porteur d’un monde à lui et souhaite, souvent, l’imposer aux autres.


Chaque individu est habité par des croyances, souvent inconscientes, qui lui sont propres, par exemples : « je ne peux pas faire confiance aux autres » ou à l’inverse « je peux faire confiance aux autres »,  « je suis le meilleur » ou à l’inverse : « je suis nul », etc.

Albert EINSTEIN disait que pour chaque individu, l’élément le plus important était de savoir s’il pensait que le monde lui voulait du bien ou s’il lui voulait du mal.

Ces croyances sont la structure qui nous permet de vivre et d’agir dans le monde, elles commandent nos comportements. Nous y sommes donc très attachés et avons tendance à interpréter les événement extérieur pour les valider.

Nous souhaitons tous « avoir raison » :

« Pour communiquer, je prend ce qui m’arrange, j’enlève ce qui me gène et je me débrouille avec ce qui reste pour avoir raison ».


Nous fonctionnons plus à partir de nos opinions qu’à partir des faits. C’est la principale source de conflits et de souffrances.

Bouddha disait que le chemin vers l’Eveil consistait principalement à ôter le voile de nos illusions. Il aurait pu tout aussi bien parler du voile de nos croyances et fantasmes.


Un autre difficulté, en matière de communication, est le sens que chacun donne aux mots. Pour chacun d’entre nous, les mots ont pris du sens au gré de nos expériences. Et nous avons tous vécu des expériences différentes. Les mots n’ont pas le même sens pour chacun d’entre nous. Faîtes l’expérience de poser la question suivante à quelques amis, sans rien ajouter : « pour toi, une voiture chère, c’est combien en euros ? » ou « pour toi, une maison chère, c’est combien en euros ? » et vous serez surpris des différences de sens donné au mot « cher ». Cela va parfois de 1 à 10.


La dernière difficulté majeur pour communiquer est notre tendance à communiquer « en surface ». L’exemple le plus frappant est le « Comment ça va ? », .. « Ca va, et toi ? », …  « Ca va ! », ….  Qui se renouvelle plusieurs fois par jour, même si cela ne va pas du tout !

Nous cherchons à présenter notre meilleur profil aux autres pour tenir notre place sociale. Rares sont les personnes à qui nous pouvons tout dire. Certains d’entre nous ne peuvent même pas se dire la vérité à eux mêmes. Ils vivent sur un « faux-self ».


Lorsque la communication est coupé de la réalité, cela crée beaucoup de difficultés, surtout dans les organisations qui doivent produire du réel.

Par Olivier
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